Michel Jacucha

Biographie

Michel Jacucha

Ars longa Vita brevis.

A l’heure bleue ou au déclin du jour cavaleur, sous le vent complice, je suis bête.

Dans la roselière ou en forêt, comme un besoin d’asile, je disparais.

Je suis porphyrio, tichodrome échelette, pipit farlouse. Je suis brocard, daguet ou dix cors facilement assassiné pendant le brame. Animalis, que sais-tu de la vacuité de ce monde qui vacille?

Pour produire des images, je puise mon inspiration au cœur du pictorialisme.

Déclencher n’est qu’une épure.

C’est dans ce sens que va mon choix pour le chlorotype ou l’anthotype.

C’est de leur singulière mise en œuvre, solaire, ludique et non toxique que naît l’unicité des tirages.

J’ai débuté la photographie au néolithique avec un 400 mm dont la mise au point s’effectuait à l’aide d’une poignée ressort! Les années passent, les octets débarquent, mais la lumière et la patience restent incontournables. Sans art, l’humanité n’a aucune chance.

Série

Conte à rebours

Sur un arbre, pas une feuille semblable. Imaginez une forêt…

L’eau, la lumière, la frondaison respirent. La faune chuchote.

La feuille, cueillie avec égard puis doublée d’un positif est soumise au soleil. Patience…

Avec une délicate élégance, l’image se révèle. C’est un chlorotype.

Esthétique subjective, entre prendre et faire une image, le jeu s’installe.

In fine, les originaux restant fragiles, je présente des contretypes numérotés.

Ils sont la mémoire d’une nature sublimée qui vacille.

iridescence