Christophe Airaud

Biographie

Christophe Airaud

1980 : Christophe Airaud est photographe professionnel pour la presse (Libération, L’Humanité, Sud-Ouest). Il expose aussi ses œuvres photographiques. Déjà entre photographie documentaire et photographie d’art, la frontière est abolie.

1990 : il quitte la photographie pour le journalisme.

2010 : il renoue avec ses boitiers. Son obsession depuis : Que peut-on encore raconter en photographie quand des milliards d’images chaque jour sont réalisées ? Ses séries tentent des réponses ou pas … Car l’instant photographique reste sa passion.

Galerie Rastoll. De 2020 à 26 : Disparition(S). Tombé du Ciel. Suerte. Trop tard. Faire avec peu. L’absence de la peinture. 365, le destin d’une image.

Place des Photographes Arles 20/21 : SOS et Soleil noir

Confrontations Photo de Gex en 21

Capucins d’Aigues Mortes et Toreart à Mont de Marsan Sol y sombra

Phot’Aubrac

Galerie Bag Bordeaux : L’absence de la peinture 365 +

Série

Suerte

Suerte est une série de photographies qui raconte les cinq minutes du torero avant de pénétrer dans l’arène. De la scène, nous ne verrons rien. Nous savons qu’elle est ronde et le sol de sable ocre. Une tradition ancestrale, hors d’âge, anachronique. Suerte, c’est l’instant où le photographe ne peut plus croiser les yeux des hommes et se met en quête de leur regard perdu, si loin de nous. Dans la prière ou la peur ? La souffrance ou l’extase ? On imagine que ces hommes pensent à leur famille, à leurs amours, aux fins de mois difficiles, aux sacrifices rituels, aux kilomètres de route qui les attendent la nuit prochaine pour rejoindre la scène du lendemain. On imagine qu’ils rêvent aussi tout simplement de revenir chez eux, vers leurs terres arides en espérant un après-midi calme, évident. Peut-être sont-ils hantés par l’animal et tenaillés par le cauchemar de la veille quand le geste précis ne suffit plus à protéger de la mort. J’ai essayé de capturer leurs visages pour entrer sur la pointe des pieds dans leur « mundillo », à l’heure où il fait toujours trop chaud et où la lumière est trop crue pour espérer trouver refuge avec son corps. Il est l’heure maintenant ! Suerte para todos… murmurent-ils.